Blogue

Un choix éclairé pour le 1 mars

 

L’année 2015 s’achève.  Dans les prochains mois, plusieurs auront à faire des choix concernant leur avenir scolaire ou professionnel.  Quel programme d’études  choisir parmi tous ceux disponibles?  Quel programme est le plus susceptible de m’amener à exercer une profession qui me ressemble, et qui en plus sollicitera mes aptitudes et  qualités personnelles, tout en correspondant à mes valeurs.  Tout un défi, n’est-ce pas? Et pourtant, ce ne sont que quelques aspects sur lesquels les étudiants sont appelés à se questionner afin de trouver leur voie.  Devant la tâche, certains seront portés à abdiquer devant toute cette réflexion à faire, espérant que la réponse s’impose à eux par un curieux hasard.  Habitués que nous sommes  à l’instantanéité qui caractérise notre époque, il peut être difficile de s’arrêter, de réfléchir sur soi, de tolérer l’incertitude mais aussi l’anxiété générée par celle-ci.  Pourtant, c’est ce qu’il faut faire pour nommer les questions qui nous habitent au sujet de la carrière, mais aussi pour se donner les moyens de trouver des réponses à ses propres questionnements.

Qui dit réflexion au sujet de la carrière dit aussi processus.  Et qui dit processus fait aussi référence à une période de temps.    Ce processus réflexif au sujet de la carrière est propre à chaque individu, chacun ayant son propre rythme, ses conditions personnelles et ressources, ses propres limites et contraintes.  Une chose est certaine : il demande du temps. En moyenne, un processus peut nécessiter entre 4 et 6 rencontres habituellement espacées d’une semaine entre les rencontres. Progressivement, à mesure que la personne s’investit dans une telle démarche, elle arrive normalement  à trouver des réponses à ses questionnements.

Il n’est pas trop tôt pour amorcer un processus d’orientation à ce moment-ci, même s’il reste plusieurs semaines avant d’avoir à compléter des demandes d’admission pour les programmes universitaires ou collégiaux, mais aussi en ce qui concerne la formation professionnelle au secondaire.  Évitez la cohue, consultez maintenant.  Vous serez dans de meilleures dispositions pour exprimer un choix le moment venu et davantage enclins à faire les démarches requises en vue d’actualiser le projet professionnel choisi.

 

Carole Dion c.o.

La surscolarisation et la surdiplomation

Inspirée par un texte de Jacques Limoges, professeur en développement de carrière à l’Université de Sherbrooke, je vous présente aujourd’hui un texte sur la surscolarisation et l’hyperdiplomation.   Dans son texte, Monsieur Limoges traite des deux facettes d’un même phénomène de plus en plus présent et qui touche de nombreuses personnes tant en recherche d’emploi que sur le marché du travail. Je vous propose donc une synthèse de son article.

Ce qu’il faut retenir  du texte de Monsieur Limoges c’est que la surcolarisation peut tout autant être un plus qu’un moins. Elle est un plus si elle augmente la polyvalence personnelle et/ou professionnelle d’une personne grâce aux compétences génériques et au transfert de compétences. Elle est aussi un plus si elle augmente l’employabilité d’une personne parce que ses compétences correspondent à celles requises sur le marché de l’emploi et du monde du travail. Cette adéquation des compétences permettant à la personne de s’insérer professionnellement et de progresser dans sa carrière. La surscolarisation est aussi un plus si la personne possède des diplômes dans des concentrations complémentaires ou des domaines divers, mais qui correspondent à un besoin pointu d’expertise sur le marché du travail.

La surscolarisation/hyperdiplomation peut être un «moins» si elle amène la personne à détenir une expertise hyper pointue pour laquelle les opportunités d’emploi, de mutation ou de promotion sont quasi inexistantes.

Face à un marché du travail incertain, étant à risque de décrochage scolaire et de perte de motivation, certains étudiants optent pour ce qu’ils aiment un point c’est tout, sans se soucier réellement des besoins de main-d’œuvre correspondant à l’objet de leur passion. Agir ainsi, c’est remettre à plus tard une réflexion nécessaire. Avant celle-ci, vient un moment où ces étudiants souhaitent rentabiliser leur projet d’études afin qu’il offre un potentiel d’employabilité permettant de s’insérer professionnellement. Ils déchanteront rapidement lorsqu’ils constateront que leur formation ne leur offre pas de débouchés, du moins pas ceux auxquels ils s’attendaient. Ce désenchantement imposera à ce moment une sérieuse réflexion.

On a déjà entendu : «Qui s’instruit s’enrichit». Toutefois, comme le mentionne Monsieur Limoges, il serait plus approprié de dire « Qui s’instruit en se tenant au fait de ce qui se passe autour et dans le monde, s’insère mieux ».

La désorientation

La désorientation

Aujourd’hui, j’ai le goût de vous entretenir sur la désorientation. En ce début d’année scolaire, ce sujet m’apparait tout à fait pertinent puisque certains sont susceptibles de la vivre.  Ce sujet m’a aussi été inspiré par une expérience personnelle de désorientation, non pas au plan scolaire ou professionnel, mais par une expérience sur la route.  Certains d’entre vous se reconnaitront sans doute dans mon expérience vécue. Je vous raconte.  Il y a quelques temps, j’ai dû aller dans un petit village où j’étais déjà allée deux fois dans les dix dernières années.  Avant de partir, j’ai regardé vitement la route à prendre sur Google Map et je suis partie confiante que je me rendrais là sans aucun problème.  La première partie du trajet s’est bien passé.  J’ai pris la bonne sortie sur l’autoroute, mais après…ouf.  Rapidement, je me suis doutée que je n’étais pas sur le bon chemin car les repères ne me disaient rien.  Un peu normal, je passais là pour la première fois dans ce foutu chemin.  Puis, j’ai fait demi-tour en me disant que si je retournais jusqu’à la sortie de l’autoroute, je me retrouverais.  Comme j’avais tourné à droite à la sortie de l’autoroute, je me disais que j’aurais sans doute  dû tourner à gauche et que mon erreur était là.  Je me dirigeai donc dans la direction que je croyais être la bonne.  Encore une fois, même sentiment de ne pas être sur la bonne route. Plus j’avançais plus je me disais que je ne pouvais pas continuer comme ça en ayant  le sentiment que je n’allais pas me rendre là où je voulais. Par temps nuageux ce jour-là, je n’avais aucune idée du nord, du sud, de l’est, ou  encore de l’ouest. C’était inévitable, je devais m’arrêter et cesser de tourner en rond.  Je me suis donc arrêtée en lieu sécuritaire et je n’ai eu d’autre choix que de consulter mon téléphone intelligent afin de me situer sur la carte, trouver et identifier des repères autour de moi, puis analyser sérieusement la route à prendre afin d’atteindre la destination voulue.  Après quelques minutes, j’ai pu reprendre la route, avançant prudemment jusqu’à la destination finale. Si je vous raconte tout cela, c’est que pendant que je vivais cela, je me suis mise à penser que ce que je ressentais pouvait être comparable, d’une certaine manière, à ce que vivent les étudiants désorientés.  Opter pour un programme, débuter la formation, sentir qu’on n’est pas au bon endroit, qu’on n’a pas les mêmes intérêts que les autres du même groupe, se sentir perdu, commencer à ressentir une certaine anxiété, se demander ce qu’on fait là, puis l’envie d’arrêter tout pour repenser à son projet professionnel. Comme dans mon expérience racontée ci-haut, il est impératif de se questionner avant d’aller de l’avant avec un autre projet professionnel lorsqu’on se retrouve désorienté ou indécis face à ses études ou son choix de carrière.  Et parfois, cela peut aussi vouloir dire prendre un temps d’arrêt. Pourtant, cette interruption des études n’est pas toujours bien vue de la part des parents, et parfois même de la part des étudiants eux-mêmes.  Certains y voient une perte de temps, le retard pris dans le cheminement scolaire, le report de l’entrée dans la vie professionnelle, et pourquoi pas la retraite tardive tant qu’à y être. Qu’importe ce qu’en disent certains, interrompre temporairement les études le temps de faire la réflexion nécessaire peut être tout à fait profitable, dans certains cas,  en autant bien sûr qu’on pose des gestes concrets pour mieux se connaître, s’interroger sur ce qui donnera du sens à notre vie de par le travail, et pourquoi pas vivre des expériences concrètes de travail.  En effet, travailler même si c’est dans un emploi temporaire, peut aider une personne à mieux se connaître, l’amener à découvrir certaines habiletés, aptitudes, intérêts, ou encore développer certains aspects de sa personnalité. On  pourrait aussi parler des gains au niveau du sens des responsabilités et de la maturité. Être désorienté quant à son avenir peut aussi parfois nécessiter d’être accompagné dans sa réflexion par  un(e) professionnel(e) de l’orientation.  Guidée par un(e)  c.o., la personne indécise ou désorientée sera amenée à s’introspecter afin de consolider son identité, identifier ses ressources personnelles, ses limites et contraintes, trouver des réponses à ses questions, et ultimement identifier le programme d’études ou la profession le plus susceptible de la rejoindre, et de l’amener à se mobiliser pour actualiser son projet professionnel. La désorientation et l’indécision sont souvent  accompagnées d’anxiété.  Celle-ci brouille parfois la « vue » ou le «champ visuel» d’une personne sur sa propre situation.  Bref, on ne voit pas tout ce qu’on devrait voir en ce qui nous concerne.  Or, c’est tout même important de ne pas tenter de mettre fin à l’anxiété ressentie en pareille situation; il faut la tolérer temporairement. Tel le brouillard et la tempête rencontrée sur la route nous obligent à adapter notre conduite et à se concentrer sur ce qui se passe à l’instant présent, la désorientation et l’indécision nous obligent à nous questionner et à être attentif à tout ce qui nous permet d’en apprendre davantage sur nous dans cette période de notre vie.   Carole Dion c.o.

Citations inspirantes

L’été est là.  C’est le temps des vacances pour plusieurs.  Pourquoi ne pas y aller avec un texte plus léger, mais combien inspirant.  Voici donc des citations qui pourraient  en inspirer plus d’un parmi vous.

 

«Mieux vaut prendre le changement par la main avant qu’il ne vous prenne à la gorge» Winston Churchill

 

« Lorsque nous évitons de prendre nos responsabilités, nous les transmettons à d’autres, mais ce faisant, nous confions notre pouvoir à ces autres. En tentant d’échapper à la douleur des responsabilités, des millions de gens fuient quotidiennement leur liberté. » Scott Peck dans « le chemin le moins fréquenté »

 

«Qui contemple l’eau trouble perd de  vue l’eau limpide» Tchouang Tseu

«Il est dur d’échouer, mais il est plus difficile de ne jamais avoir tenté  de réussir»  Franklin D.Roosevelt

 

Dans Alice au Pays des merveilles, de Lewis Carrol, Alice demande au chat du Cheshire

– « Pourrais-tu m’indiquer le chemin que je dois emprunter? »

– le chat répond « Cela dépend de l’endroit où tu veux aller ».

-« Peu m’importe » dit Alice.

-« Alors peu importe la route que tu prendras », réplique-t-il.

 

«Hier n’est qu’un rêve et demain une vision. Mais, bien vécu, l’aujourd’hui fait de chaque hier un rêve de bonheur et de chaque demain une vision d’espoir. Prends donc bien soin d’aujourd’hui » proverbe Sanskrit

 

«Si on ne change pas, on ne grandit pas. Si on ne grandit pas, on ne vit pas vraiment. Grandir exige un abandon provisoire de tout sentiment de sécurité» Gail Sheehy

 

«Certains attendant que le temps change, d’autres le saisissent avec force et agissent »  Dante

 

«Tout change continuellement. Vous devez l’accepter et agir en conséquence » Swami Prajñanpada

 

«Puisqu’on ne peut changer la direction du vent, il faut apprendre à orienter les voiles» James Dean

 

«Commencez par changer en vous ce que vous voulez changer autour de vous» Ghandi

 

«Il n’existe rien de constant si ce n’est le changement» Bouddha

 

S’informer sur les professions

Lorsque vient le temps de s’informer sur une profession, ce ne sont pas les sources d’information qui manquent.  C’est important de se renseigner sur ce qui nous attend une fois rendu sur le marché du travail. De nombreux sites internet sont des sources d’information qui peuvent nous permettre de se faire une meilleure idée d’une profession donnée.  Toutefois, la situation idéale est de pourvoir échanger avec un travailleur du secteur d’activité auquel on aspire.  Dans l’article d’aujourd’hui, je tenterai de recenser pour vous les moyens d’entrer en contact avec des personnes qui exercent le métier ou la profession à laquelle vous aspirez.

 

Commençons par le début. Si vous aspirez à un programme de  formation professionnelle au secondaire ou au collégial, sachez que la formule «Élève d’un jour» vous permet de passer une journée dans la peau d’un étudiant du programme d’études auquel vous aspirez. C’est déjà un bon départ pour se faire une idée du programme et  de la matière étudiée.

 

Ensuite, il y a  le programme «Jeunes Explorateurs d’un jour».   Jeunes explorateurs d’un jour est un organisme à but non lucratif qui t’offre l’occasion de vivre une journée de stage dans un domaine qui t’intéresse particulièrement. Les stages sont offerts dans les différents paliers gouvernementaux (provincial, fédéral, municipal, ou parapublic incluant le secteur de l’éducation et de la santé) ainsi que dans les entreprises privées. Que l’on parle du secteur de l’administration, des communications, du droit, de l’éducation,  l’informatique ou encore de la santé et services sociaux, des sciences et technologies, de la sécurité publique ou du tourisme, bon nombre de professions sont disponibles pour contribuer à ton exploration de carrière. Pour y participer, ton école doit être inscrite au programme et tu dois faire certaines démarches.  Pour connaitre les étapes à suivre, va sur le site de Jeunes Explorateurs d’un jour.  Ne tarde pas trop car il y a des dates à respecter pour s’y inscrire.

 

Une autre façon d’échanger avec des travailleurs est possible grâce au site Académos. Académos est un site de cybermentorat qui t’offre la possibilité d’échanger avec plus de 2000 travailleurs actuellement sur le marché du travail, passionnés et prêts à partager avec toi leur réalité du monde du travail et de leur emploi.  Ce site s’adresse à ceux qui sont âgés entre 14 et 30 ans.

 

Finalement, il y a aussi ton réseau personnel.  Dans ton entourage, il existe sans doute des personnes qui exercent des professions auxquelles tu aspires.  Ces mêmes personnes ont aussi un réseau de personnes dans leur entourage qui peuvent te mettre en contact avec une ou des personnes qui  te permettront de mieux connaitre la réalité quotidienne d’une profession donnée.  Bref, si tu cherches un peu et si tu en parles autour de toi, tu arriveras sans doute à entrer en contact avec une personne exerçant une profession à laquelle tu penses pour ton avenir.

 

Cette étape exploratoire est très importante dans ta prise de décision au sujet de ta carrière.  Elle te mettra en contact avec les réalités d’une profession dont tu devras évaluer l’adéquation avec tes aspirations futures. Sache qu’il n’existe pas de profession parfaite.  Chacune vient avec des avantages et des inconvénients.  Pour être bien dans une profession, tu devras aussi être capable de composer avec les aspects moins intéressants de celle-ci.

 

www.academos.qc.ca

www.jeunes-explorateurs.org

 

Consulter en orientation: sondage canadien

 

Selon un nouveau sondage, rendu public le 10 mars 2015 par CNW et commandé conjointement par l‘Institut canadien d’éducation et de recherche en orientation (CERIC) et the Counselling Foundation of Canada, un Canadien sur deux, n’ayant pas reçu d’orientation professionnelle, affirme que si c’était à refaire, il consulterait un professionnel en planification de carrière et d’emploi.

« Tout comme nous avons besoin d’un planificateur financier et d’autres professionnels dans notre vie, il est reconnu que des conseils professionnels sont nécessaires pour bien gérer notre carrière », affirme Jan Basso, présidente du CERIC, qui est également directrice des services d’éducation coopérative et de développement de carrière à l’Université Wilfrid Laurier à Waterloo, en Ontario. Elle souligne, en citant le secteur pétrolier et gazier et le secteur du détail à titre d’exemple, que le besoin d’orientation professionnelle est particulièrement criant en raison de la disparité actuelle des compétences et de l’expérience ainsi que de l’évolution rapide de la situation de l’emploi au Canada.

Trois groupes ressortent des résultats

Le sondage, mené auprès de 1 500 Canadiens d’âge adulte, examinait la question de l’utilisation des services d’orientation professionnelle. Trois groupes ressortent des résultats, soit ceux qui se définissent comme ayant une « carrière », ceux qui se définissent comme ayant un « emploi », et les étudiants. Ceux qui mènent une carrière affirment que cette dernière cadre avec leur formation postsecondaire, ou encore qu’ils ont besoin d’un baccalauréat, d’un diplôme ou d’une formation particulière. Ceux qui occupent un emploi disent pour leur part n’avoir besoin d’aucune formation précise ou qu’il s’agit du meilleur emploi qu’ils pouvaient obtenir. Ceux qui ont une carrière forment la plus grande catégorie de répondants (55 %).

Selon les résultats du sondage, plus de la moitié des répondants ayant une carrière (53 %) ont déjà consulté un professionnel du développement de carrière. Cette proportion est moins élevée du côté des répondants occupant un emploi : un peu moins de quatre sur dix, c’est-à-dire 38 %, ont déjà fait appel à des services d’orientation professionnelle. Parmi ceux qui ont une carrière ou un emploi et qui n’ont pas obtenu d’orientation professionnelle, 47 % et 50 % respectivement admettent qu’ils auraient dû obtenir plus de conseils professionnels. Quand ils envisagent des options de carrière, les Canadiens sont plus susceptibles de consulter :

  • un conseiller d’orientation dans une école secondaire (55 %) ;
  • un conseiller d’orientation dans un établissement d’enseignement postsecondaire (40 %) ;
  • une personne participant à la gestion des ressources humaines ou des carrières dans son milieu de travail (27 %) ;
  • un spécialiste dans un centre d’emploi communautaire (26 %) ;
  • un recruteur ou un chasseur de têtes (21 %).

Les obstacles liés à l’accès aux services d’orientation

Parmi les obstacles liés à l’accès aux services d’orientation professionnelle relevés dans le cadre du sondage, mentionnons le fait que les Canadiens croient ne pas avoir besoin d’orientation professionnelle vu qu’ils connaissent déjà leurs objectifs de carrière, et une mauvaise connaissance des différents services d’orientation professionnelle offerts.

Selon M. Ibrahim, directeur général, CERIC, les Canadiens peuvent consulter des professionnels du développement de carrière pour des besoins allant bien au-delà de la rédaction d’un CV. Ils peuvent notamment obtenir des conseils en matière de planification, d’avancement ou de transition de carrière, qu’ils soient étudiants, à l’étape d’un renouveau de carrière ou retraités. Les professionnels du développement de carrière aident aussi les gens à définir leurs intérêts et compétences, et à connaître le marché de l’emploi ainsi que les possibilités d’éducation ou de formation. Au moyen d’un éventail de pratiques de ressources humaines, ils travaillent également avec des organisations pour faire en sorte que celles-ci embauchent des personnes détenant les bonnes compétences.

Les étudiants ayant participé au sondage nomment leurs parents, d’autres membres de la famille et leurs amis parmi les personnes qu’ils ont consultées à propos de leurs ambitions en matière de carrière et d’emploi. Les enseignants et les professeurs sont aussi des sources de conseil importantes en ce qui a trait aux options de carrière. Une majorité d’étudiants actuels (58 %) indiquent qu’ils sont susceptibles de recourir aux services de conseillers d’orientation professionnelle.

D’après les conclusions du sondage, le nombre de Canadiens menant une carrière et faisant appel à des services d’orientation professionnelle baisse à mesure que l’âge augmente. Les 18 à 24 ans sont les plus susceptibles d’utiliser des services d’orientation professionnelle (76 %). Un nombre plus élevé de femmes (57 %) que d’hommes (50 %) affirment avoir obtenu des services d’orientation professionnelle. En ce qui a trait à l’emplacement géographique, plus de résidents de l’Ontario (61 %) ont obtenu des services d’orientation professionnelle que de résidents du Québec (49 %), du Canada atlantique (46 %) et de la Colombie-Britannique (45 %).

À propos du sondage

SOURCE Canadian Education and Research Institute for Counselling

  • Navigator Limited a effectué le sondage à l’échelle du pays au nom de l’Institut canadien d’éducation et de recherche en orientation et de la Counselling Foundation of Canada. Le sondage a été mené auprès de Canadiens âgés de 18 ans ou plus, du 16 au 23 novembre 2014. Il s’appuyait sur une méthodologie en ligne et un échantillon national proportionnel de 1 500 répondants. Un échantillon aléatoire parmi les 1 500 participants donnerait une marge d’erreur de 2,5 %, 19 fois sur 20.
  • La version intégrale du rapport, intitulé Sondage national : accès aux services d’orientation de carrière et d’emploi, est accessible en ligne à l’adresse www.ceric.ca/perspectives.

 

 

L’information, les études, la carrière

Bien s’informer pour bien choisir

 

Lorsqu’on a à faire un choix de carrière, il est important de bien se renseigner. Dans le domaine des formations et des études, ce n’est pas l’information qui manque!  Dans le but d’aider les personnes à faire le meilleur choix pour elles, plusieurs sites internet offrent de l’information destinée au public.  Je me propose donc  aujourd’hui de vous dresser une liste des sites que j’estime les plus utiles lorsqu’on est en questionnement face aux études et à la carrière.  Je tiens cependant à préciser qu’il est souhaitable d’avoir fait une réflexion préalable et d’avoir défini ses repères avant d’entamer l’exploration à travers ces sources inépuisables d’informations. Par repères on entend : quelles sont les compétences, aptitudes, qualités  personnelles, et valeurs, que je souhaite actualiser dans une carrière future? Outre le salaire et les conditions qu’il procurera, quel est le sens voulez-vous donner à votre emploi ou à votre profession?

  • Pour explorer le monde des professions :

 

http://dico.monemploi.com/

Exploration par profession (liste alphabétique)

Exploration par sphère d’activité :

  • Communication
  • Production des biens
  • Quête des ressources
  • Activité économique
  • Bien-être des personnes
  • Savoir et culture
  • Organisation politique

 

  • Pour explorer les programmes d’études

 

Pour obtenir de l’information sur les programmes d’études tant au niveau de la formation professionnelle (secondaire et collégial) que de la formation universitaire :

http://ch.monemploi.com/default.html

Lorsqu’on envisage de faire soit un DEP ou un DEC, un site est incontournable :

http://inforoutefpt.org/

  • Description des programmes
  • Les compétences à développer
  • Préalables
  • Professions visées
  • Lien avec le marché du travail

http://www.toutpourreussir.com/

La mission du site Tout Pour Réussir est de mieux faire connaître auprès des jeunes les métiers ayant de bonnes perspectives d’emploi qui demandent une formation professionnelle au secondaire ou de formation technique au collégial. Le site et les activités promotionnelles qui l’entourent visent à démontrer que les métiers issus des FP et des FT sont intéressants, valorisants et peuvent permettre de s’épanouir tout en étant bien rémunérés.

 

  • Processus d’admission

 

Votre choix s’arrête sur un DEP, le site suivant vous concerne :

https://www.srafp.com/

  • Description des programmes
  • Centres de formation qui offrent la formation
  • Offre de formation et date de début des cours
  • Possibilité de de faire sa demande d’admission en ligne

Votre choix s’arrête sur un DEC, les sites suivants s’adressent à vous :

https://www.sram.qc.ca/ : pour les cegeps de la région de Montréal

http://www.srasl.qc.ca/: pour les cegeps du Saguenay et du Lac St-Jean

https://www.sracq.qc.ca/: pour les cegeps de la région de Québec

 

Sur les trois sites mentionnés précédemment, vous trouverez toute l’information pertinente concernant les DEC, mais aussi différents outils comme celui du SRACQ (Prévisibilité d’admission) qui vous permet d’estimer vos chances d’être admis dans le programme de votre choix ou encore de consulter les statistiques d’admission pour les années antérieures.

 

Pour les études au cegep (DEC, AEC, reconnaissance des acquis)

http://www.monretouraucegep.com/fr/

Évidemment, toutes les maisons d’enseignement ont leur propre site, ce qui permet de se familiariser avec les services et les programmes offerts par chacune d’entre elles.  Dans le cas où vous envisagez un programme universitaire, il est impératif de comparer les programmes offerts par les différentes universités.  De par sa formule, un programme d’études dispensé par l’université A peut vous convenir davantage qu’un autre dispensé par l’université B, même s’ils mènent à la même profession et qu’ils ont des appellations similaires.  Par ailleurs, ce n’est pas parce que deux programmes de baccalauréat ont le même titre qu’ils ont la même composition quant à leur contenu.  Il est très important que de vous assurer que le programme choisi vous amènera à acquérir les connaissances et à développer les compétences que vous souhaitez en vue d’accéder à la profession que vous avez choisie.

 

  • Placement et perspectives d’emploi

 

Vous avez ciblé une ou deux professions, des programmes d’études et vous souhaitez en apprendre sur les perspectives d’emploi et sur ce qui est advenu des finissants antérieurs : consultez les enquêtes Relance. Celles-ci ont lieu annuellement pour la formation professionnelle et technique du secondaire et du collégial, mais aux deux ans en ce qui concerne la formation universitaire.

http://www.mesrs.gouv.qc.ca/ministere/acces-a-linformation/statistiques-etudes-et-rapports/enquetes-relance

Pour de l’information sur le marché du travail au Québec, sur les perspectives d’emploi par région administrative :

http://imt.emploiquebec.gouv.qc.ca

 

  • L’aide financière aux études 

 

Le site suivant vous offre même la possibilité de faire une simulation pour  l’aide financière à laquelle vous pourriez avoir droit, compte-tenu de votre situation personnelle.

http://www.mesrs.gouv.qc.ca/aide-financiere-aux-etudes

 

  • Rencontrer et parler à des travailleurs du secteur visé

 

Il est aussi très important de rencontrer des personnes qui exercent les professions susceptibles de vous intéresser.  Pour ce faire, vous pouvez utiliser vos contacts personnels. Autrement, il existe le site Académos pour les jeunes jusqu’à 30 ans.  Pour cette clientèle, le site permet d’échanger avec des cybermentors (plus de 2500 en 2013-2014) œuvrant dans de nombreux domaines.  Sur ce réseau social, les jeunes peuvent:

  • Dialoguer avec des mentors exerçant le métier qu’ils veulent faire, des étudiants du domaine qu’ils convoitent, des établissements scolaires, des entreprises; qu’ils auront choisi ou que la plateforme leur aura suggéré.
  • Partager leurs intérêts avec leurs pairs en se créant un profil professionnel ou en participant à des groupes d’intérêt.
  • Développer leur plein potentiel et bien préparer leur avenir professionnel en accomplissant des missions qui leur seront attribuées en fonction de leur cheminement.Il est aussi possible de participer à une journée dans la peau d’un étudiant d’un programme donné (formation professionnelle au secondaire et au collégial). Pour ce faire, il suffit de s’inscrire à ce type d’activité auprès de l’institution concernée (Élève d’un jour ou étudiant d’un jour)

 

Programme Jeunes Explorateurs d’un jour

 

Le Programme Jeunes Explorateurs d’un jour est un organisme à but non lucratif qui t’offre l’occasion de vivre une journée de stage dans un domaine qui t’intéresse particulièrement. Les stages sont offerts dans les différents paliers gouvernementaux (provincial, fédéral, municipal, ou parapublic incluant le secteur de l’éducation et de la santé) ainsi que dans les entreprises privées. Que l’on parle du secteur de l’administration, des communications, du droit, de l’éducation,  l’informatique ou encore de la santé et services sociaux, des sciences et technologies, de la sécurité publique ou du tourisme, bon nombre de professions sont disponibles pour contribuer à ton exploration de carrière.

 

Pour y participer, il faut que ton école soit inscrite et que tu fasses la demande pour participer à Jeunes Explorateurs d’un jour dans les délais prescrits.  Par exemple, pour l’année scolaire 2014-2045, la date limite pour t’inscrire est le 12 décembre 2014 pour les élèves de niveau secondaire et le 30 janvier 2015 pour les étudiants de niveau collégial. Tu peux choisir deux professions (choix A, choix B), écrire une lettre de motivation, compléter les formulaires requis.  Il ne te reste qu’à attendre qu’on te confirme la suite.

 

Conclusion 

 

Vous  êtes encore perdus face à toute l’information proposée, il pourrait être utile pour vous de consulter un conseiller ou une conseillère d’orientation afin de consolider votre identité, définir vos repères, et ainsi aller de l’avant  avec un projet de carrière qui vous ressemble, tout en étant réaliste et réalisable.

 

 

 

Les résolutions de l’année et la carrière

Le début d’une nouvelle année amène plusieurs personnes à prendre des résolutions pour l’année à venir.   Celles-ci concernent souvent l’alimentation et l’activité physique, mais elles peuvent aussi concerner les études, le travail, les relations interpersonnelles.

Formuler une résolution sans s’attarder aux moyens à prendre pour la tenir, c’est s’assurer d’avance que notre intention, notre souhait, notre désir, a peu de chance de se réaliser.  Au fond, notre résolution ne restera qu’un vœu si on agit de cette manière.

Quels sont les moyens et les actions que je compte mettre en place afin d’en arriver à ce que mon désir (ma résolution) se concrétise?  Pour obtenir un changement de résultat, il faut faire des modifications au niveau des variables faisant partie du problème. Pour un même problème, il peut donc exister plusieurs variables à considérer et les moyens à prendre pour le solutionner peuvent différer selon les personnes.

La grande difficulté avec les résolutions concerne souvent le réalisme de celles-ci.  On se fixe des objectifs trop élevés ou on prend un trop grand nombre de résolutions qu’on sera incapable de maintenir plus de trois semaines.  Il semblerait qu’une période de trois semaines soit nécessaire pour créer une nouvelle habitude et l’intégrer dans notre vie.

Pour les étudiants en questionnement relativement à la carrière, la résolution ne devrait pas être de formuler un choix professionnel, mais plutôt de se mettre en mode introspection afin de découvrir (à partir de soi et non des autres)  les éléments à placer dans l’équation pour en arriver à  un choix de carrière réaliste et réalisable.  Souvent pressées d’en arriver à une réponse, les personnes escamotent cette partie de réflexion.  Les déceptions, les désillusions, et parfois les échecs qui s’en suivent, les ramènent à la case départ, les obligeant ainsi à se poser les véritables questions et à trouver leurs propres réponses.  Comme étudiant en quête d’un choix professionnel, on devrait donc prendre la résolution de se questionner davantage sur soi afin de trouver les repères nécessaires qui serviront à formuler éventuellement un projet professionnel.

Le monde du travail est en constante évolution.  Bien malin, celui qui pourrait prédire ce à quoi il ressemblera dans les trente prochaines années.  Hélas, encore aujourd’hui, plusieurs personnes espèrent choisir une profession une fois pour toutes. Penser ainsi, c’est quasiment espérer que la profession choisie ne subira aucun bouleversement ni transformation.  Ce qui est peu probable.  Et si c’était le cas, on risquerait de s’ennuyer assez rapidement.  Choisir une profession, c’est aussi accepter qu’elle subisse des transformations, qu’elle évoluera au fil du temps, et qu’on devra inévitablement s’adapter à cette nouvelle réalité, ou encore envisager de se réorienter si elle ne nous convient plus.  Au fond, on a plus de contrôle sur ce qu’on est comme personne, sur ce qu’on a à offrir comme savoirs, savoir-faire, savoir-être, que ce sur quoi le monde du travail sera dans le futur.  En ce qui concerne la carrière, on devrait donc prendre la résolution de miser sur soi avant tout.

Les problèmes au travail ne concernent pas toujours la profession en elle-même. Le monde du travail est aussi fait de multiples relations interpersonnelles.  Pourtant, il n’est pas rare que des personnes envisagent de se réorienter parce qu’elles souffrent des piètres relations dans leur milieu de travail ou encore du mauvais climat qui existe au sein de leur équipe de travail.  Avant d’en arriver là, il est nécessaire de se questionner sur les réelles causes de l’inconfort.  Est-ce que j’aime encore les tâches inhérentes à ma fonction ou à ma profession? Ou est-ce que ce sont les relations que j’entretiens avec  les gens dans mon milieu de travail qui sont un problème pour moi?  Quelle est ma part de responsabilité dans les difficultés rencontrées? Pour être honnête, il est impossible que ce soit toujours la faute des autres.  Notre attitude et nos comportements, tout comme ceux des autres, peuvent contribuer aux problèmes rencontrés dans les milieux de travail.  Certes, on ne peut pas changer les comportements et les attitudes des autres, mais on a un certain pouvoir pour améliorer sa façon d’être et d’agir au travail.

De  manière générale, les relations interpersonnelles sont très complexes.  Elles le sont davantage en milieu de travail puisqu’on est amené à travailler ou à collaborer avec des gens qu’on n’a pas nécessairement choisis. Un autre facteur pour expliquer certaines difficultés rencontrées dans les milieux de travail est la présence chez  des collègues (ou vous-mêmes)  d’un trouble de la personnalité.  Bien qu’il existe peu d’études sur la prévalence des troubles de la personnalité au Canada, des études américaines montrent qu’entre 6 et 9 % de la population pourrait souffrir de troubles de personnalité.  Si votre milieu de travail compte 100 personnes, dites-vous qu’entre 6 et 9 personnes  peuvent souffrir d’un ou de plusieurs troubles de personnalité.  Ces personnes souffrent et font souffrir les autres.   Ces troubles apparaissent souvent à l’adolescence ou au début de l’âge adulte, ce qui pourrait correspondre à l’entrée dans la vie active au plan professionnel.  En général, les personnes qui souffrent d’un trouble de la personnalité ont de la difficulté à s’entendre avec les autres et peuvent être irritables, exigeantes, hostiles, craintives ou manipulatrices (Réf. : Agence de santé publique du Canada). Si vous rencontrez des difficultés dans vos relations au travail, votre résolution pourrait être de considérer en premier lieu votre contribution potentielle dans les problèmes rencontrés. N’hésitez pas à consulter. Des ressources sont disponibles pour vous aider à mieux fonctionner au travail et dans la vie en général. Il n’est pas toujours nécessaire de se réorienter pour espérer trouver un milieu de travail où les relations interpersonnelles seront plus harmonieuses. Si vous souffrez de troubles de la personnalité, changer de milieu de travail ou de profession ne règleront rien, sauf déplacer le problème et maintenir votre souffrance et celle des autres.

Faire un mauvais choix de carrière : des indices auxquels on devrait s’attarder

Faire le même choix que ses amis

Il n’est pas impossible que vous partagiez de nombreux intérêts avec vos amis. Toutefois, il est plutôt rare, voire exceptionnel, que des personnes se ressemblent au point de partager les mêmes intérêts, de posséder les mêmes aptitudes, les mêmes valeurs, les mêmes traits de personnalité, et d’avoir en plus les mêmes aspirations au plan de la carrière. Si vous êtes tenté de suivre la même voie que vos amis, vous devriez vous questionner sur vos motivations profondes. Est-ce une peur de perdre leur amitié qui vous pousse à les suivre? Notez que les véritables amitiés perdurent au-delà du choix professionnel initial. Par ailleurs, opter pour un programme d’études qui vous ressemble vraiment vous amènera inévitablement à rencontrer en un même lieu plusieurs personnes qui partagent des intérêts semblables aux vôtres, amenant ainsi des occasions de développer de nouvelles amitiés.

Opter pour un programme qui fait plaisir à vos parents

Le choix d’un programme d’études donne souvent lieu à de bonnes discussions entre les parents et leur jeune. Par manque d’affirmation ou par crainte de la confrontation, certains jeunes peuvent baisser les bras et laisser en quelque sorte leurs parents décider de leur avenir, consciemment ou non, en optant pour un programme qui fait l’affaire des parents.  Il se peut que le jeune complète le programme d’études.  Cependant, il peut aussi réaliser rapidement qu’il n’a aucune envie de faire carrière dans le domaine pour lequel il a été formé.  Le choix de carrière est avant tout un choix personnel.  Bien que les parents aient habituellement une bonne connaissance des intérêts, aptitudes et compétences de leur jeune, c’est plutôt ce dernier qui est le plus en mesure d’évaluer si une formation donnée le rejoint véritablement et est susceptible de répondre à ses attentes au plan professionnel.  Il n’est guère intéressant de réaliser au terme de plusieurs années d’études que le jeune a perdu du temps, puisque c’est comme cela que plusieurs  parents pourraient le  percevoir.

Choisir un programme à fort taux de placement

Se laisser charmer par des slogans «placement garanti», «taux de placement=100%», sans plus de questionnement peut mener aussi à un cul-de-sac.   Il n’est pas impossible que le placement annoncé soit au rendez-vous.  Toutefois, qu’est-ce que cela vous apportera si le projet de carrière n’est pas assez muri et que vous réalisez finalement que cette carrière  promise ne vous convient pas pour toutes sortes de raison. Les perspectives d’avenir d’une profession de même que les statistiques de placement au terme d’un projet d’études sont des données dont on peut tenir compte, mais il est nécessaire d’avoir préalablement réfléchi sur la carrière en elle-même.  Est-ce que j’ai ce qu’il faut pour réussir dans cette profession?  Est-ce qu’elle est susceptible de répondre à mes aspirations? Par ailleurs, il ne faut pas oublier qu’il peut survenir des évènements imprévisibles qui viendront affecter négativement des perspectives d’emploi qui jusque-là étaient favorables.  Quant aux statistiques en elles-mêmes, il faut à tout le moins bien les interpréter et en valider les sources.

Opter pour la facilité

Réfléchir à ce qu’on deviendra au plan professionnel, se projeter dans l’avenir, demande une bonne réflexion.  Pour diverses raisons, certains jeunes reportent cette tâche.  Afin de ne pas rompre le cycle des études et éviter de décevoir les parents, ils opteront souvent pour un programme d’études accessible pour eux en fonction de leurs préalables scolaires.  Ils se retrouveront à étudier, sans grande conviction ni motivation, dans un programme qu’ils risquent d’abandonner tôt ou tard, à moins qu’on l’exclut du programme à cause d’un trop grand nombre d’échecs. C’est ce qui risque aussi d’arriver quand on ne s’investit pas vraiment dans ses études.   Il pourrait également se  retrouver avec des résultats scolaires en deçà de ses capacités,  affectant tant son estime personnel que ses chances d’être admis dans un programme qui pourrait lui convenir, si toutefois celui-ci était fortement contingenté.  Ce qu’il faut retenir c’est que contingentement ou pas, l’étudiant sera confronté éventuellement à la compétition,  si ce n’est pour entrer dans un programme d’études, ce sera pour se trouver un emploi à la fin de celui-ci.  Prendre une direction dans ses études sans avoir envie d’exercer les carrières auxquelles elles mènent habituellement, est une pure perte de temps et d’énergie.  La réflexion véritable s’imposera tôt ou tard.  Pourquoi alors la reporter?  Qu’est qui vous pousse à ne pas vouloir la faire? Ce sont des questions auxquelles il pourrait  être nécessaire de s’attarder aussi.

Réaliser le rêve de carrière d’un parent

Votre parent n’a pas pu devenir ce qu’il aurait rêvé pour toutes sortes de raisons.  Il se dit que son fils ou sa fille y arrivera à sa place. On appelle cela : la réussite par procuration.  Dans un cas pareil, beaucoup de parents sont prêts à beaucoup de sacrifices pour permettre à leur enfant  d’accéder à ce rêve.  Pour le jeune, il est parfois difficile de départager si le rêve en question est le sien ou celui du parent.  Comme les parents ont une grande influence sur leur progéniture, le jeune peut en venir à croire que ce qu’on imagine  pour son avenir est son rêve de carrière à lui, avant de réaliser plusieurs années plus tard, qu’au fond de lui-même ce rêve n’était pas le sien mais celui d’un parent.  Il faut se rappeler qu’un choix de carrière est avant tout un choix personnel.

Choisir une carrière pour le prestige

Plusieurs jeunes rêvent d’une carrière prestigieuse et reconnue socialement. Cependant, il est inutile de choisir une profession prestigieuse dans le but de se sentir quelqu’un et ainsi rehausser sa valeur personnelle. La réussite au plan professionnel ne remplacera jamais la valeur d’une personne. Si une personne s’estime de peu de valeur, elle cherchera toujours à en faire plus, espérant ainsi combler son absence de valorisation intrinsèque.

Choisir une profession en fonction du salaire

Les publicités visant à attirer des étudiants dans certains programmes misent souvent sur le salaire que les étudiants peuvent espérer au terme des études.   Le salaire est un critère à considérer pour plusieurs personnes, mais l’importance que celles-ci y accordent peut varier énormément entre les individus.  Pour certains, l’importance accordée au salaire est démesurée, ce qui fait qu’ils omettent de considérer d’autres facteurs importants dans le choix d’une carrière.  Celle-ci a beau être payante, mais est-ce qu’elle nous convient vraiment dans ses autres caractéristiques?  Se retrouver après plusieurs années dans une carrière payante, mais qui ne nous rend pas heureux, peut être difficile à vivre.

Choisir un programme difficile parce qu’on a du potentiel et une cote R élevé

Il est possible que certaines personnes se sentent attirées, du moins temporairement, par des programmes d’études convoités et difficiles.  Tout cela parce qu’elles ont d’excellentes capacités d’apprentissage qui se reflètent par une cote R élevée.  Or, d’autres facteurs doivent être pris en compte dans le choix d’une carrière comme : les intérêts, les aptitudes, les traits de personnalité, les valeurs, les limites et contraintes, les aspirations.  En omettant de considérer ces points, une personne peut se retrouver dans un programme d’études qui a plus ou moins d’affinités avec ce qu’elle est, si ce n’est qu’elle a les résultats scolaires pour y être admise.

Attendre à la dernière minute pour choisir

Plusieurs jeunes attendent à la dernière minute pour faire un choix de programme d’études.  En pareil cas, il est probable que toute la réflexion requise par un tel choix n’a pu être faite.  On ne peut donc parler ici d’un choix réfléchi et muri.  C’est ce qui peut mener éventuellement au décrochage scolaire ou encore aux changements de programmes, avec toutes les conséquences tant au plan personnel que collectif qui peuvent en découler.

Qui a envie de sauter dans un train sans connaître sa destination?  C’est pourtant ce que font plusieurs jeunes en optant pour des projets d’études sans aucune véritable réflexion préalable, ou à tout le moins  avec une réflexion insuffisante.

 

En conclusion, il faut se rappeler que le choix de carrière est un choix personnel qui nécessite une bonne réflexion sur soi en premier lieu.  Cette réflexion peut susciter une certaine anxiété chez la personne et c’est ce qui pourrait amener certaines personnes à reporter l’exercice de réflexion nécessaire.  Tôt ou tard, il s’imposera. Alors, pourquoi le reporter ?

Les c.o. peuvent vous guider dans ce processus de réflexion au sujet de la carrière pour vous aider à trouver vos propres réponses et vous amener à formuler un projet professionnel à votre image.

 

 

Les statistiques de placement et les programmes d’études (Relance)

 

Vous êtes-vous déjà demandé d’où viennent les statistiques de placement au terme d’un programme d’études? Comme vous l’avez sans doute constaté vous-mêmes, il est fréquent qu’on nous fait part de données concernant le placement sur les dépliants ou sur les sites internet visant à promouvoir une formation donnée. Plusieurs personnes s’arrêtent aux chiffres proposés sans se questionner davantage sur leur origine et sur  les calculs effectués pour y arriver.  Avouons que c’est rassurant de lire que les taux de placement nous sont favorables.  D’un autre côté, qui aurait intérêt à afficher des taux de placement plus décevants sachant que ceux-ci risquent d’éloigner de potentiels étudiants?

Je tenterai aujourd’hui de vous expliquer la manière utilisée pour en arriver à ces statistiques de placement fournies à la population. Ceci devrait vous permettre d’en arriver à mieux comprendre ces résultats, d’en faire une meilleure analyse, et ultimement d’être plus critique dans l’interprétation qu’on en fait généralement.

D’abord, il faut savoir que c’est le MELS (Ministère de l’éducation, du loisir et du sport) qui effectue périodiquement les Enquêtes Relance auprès des finissants de programmes d’études en formation professionnelle au niveau secondaire et en formation technique au collégial, ainsi qu’auprès des finissants universitaires tant au niveau du baccalauréat, de la maîtrise et du doctorat. Ces enquêtes ont lieu annuellement en ce qui concerne les programmes de formation professionnelle du secondaire et en formation technique au collégial. Au niveau universitaire, elles ont lieu à tous les deux ans pour les programmes de baccalauréat et de maîtrise, et à tous les cinq ans environ pour les programmes de doctorat.  Généralement, les enquêtes Relance ont lieu dans l’année qui suit l’obtention du diplôme.  Les finissants sont alors contactés par téléphone.  Le traitement de toutes ces données est un travail complexe et c’est la raison pour laquelle il peut s’écouler un certain temps avant que les résultats de l’enquête Relance soient rendues accessibles à la population.  À titre d’exemple, les résultats les plus récents concernant les enquêtes Relance au collégial et à l’université sont actuellement (en octobre 2014)  ceux de 2013.  Ces résultats reflètent la situation de ceux qui ont complété leur programme d’études l’année d’avant, soit en 2012.  Comme la plupart des finissants mettent un certain temps pour se trouver un emploi, il faut leur laisser le temps de s’insérer sur le marché du travail avant de tirer des conclusions sur les données de placement d’un programme d’études donné.  En ce moment, les représentants du MELS se préparent sans doute à effectuer l’enquête Relance sur les finissants de 2013.  Pour être valables, les données qui résultent de ces enquêtes doivent répondre à certains critères.  Ainsi, il doit y avoir un nombre suffisant de finissants dans un programme d’études donné, mais aussi un taux de réponse significatif à l’enquête afin qu’on puisse faire les calculs requis.  C’est ce qui explique qu’on ne peut trouver de statistiques pour certains programmes d’études.

Essentiellement, les questions posées aux finissants vont dans le sens de :

Est-ce que vous travaillez?

Est-ce que vous travaillez dans votre domaine de formation?

Est-ce que vous êtes au chômage?

Avez-vous cessé la recherche d’emploi? (personne inactive)

Êtes-vous aux études? Si oui, est-ce que vos études sont en lien avec le programme d’études faisant objet de l’enquête?

Vous avez trouvé un emploi en combien de semaines?

Quel est le salaire gagné?

 

Après compilation et analyse, les résultats de l’enquête sont présentés sous forme de tableau. En premier lieu, il est intéressant de regarder le taux de réponse.  Habituellement, un taux de réponse supérieur à 70 % nous permet de croire  que les résultats de l’enquête offrent une bonne représentativité du groupe faisant l’objet de l’enquête.  Par contre, un taux de réponse autour de 50% nous permet de tirer des conclusions que pour la moitié seulement des personnes visées par l’enquête.  Qu’advient-il de l’autre 50% qui n’a pas répondu à l’enquête? Est-ce que leur situation est parfaite ou ce groupe est-il totalement désespéré ?

 

Par la suite, on nous fournit le taux des personnes en emploi, à la recherche d’un emploi, aux études, les personnes inactives, le taux de chômage, le salaire hebdomadaire brut moyen, le lien entre l’emploi et la formation, le lien entre la poursuite des études et le domaine de formation faisant l’objet de l’enquête, mais aussi le nombre de semaines nécessaires pour trouver un emploi.

 

Pour une meilleure compréhension, voici la définition des concepts utilisés:

  • Dans les enquêtes Relance, les personnes en emploi sont les personnes diplômées visées par l’enquête qui ont déclaré travailler à leur compte ou pour autrui, sans étudier à temps plein.

 

  • Les personnes à la recherche d’un emploi sont les personnes diplômées visées par l’enquête qui ont déclaré se chercher un emploi, sans être aux études ni être déjà en emploi.

 

  • Les personnes aux études sont les personnes diplômées visées par l’enquête qui ont déclaré soit étudier à temps plein, soit étudier à temps partiel, mais sans avoir d’emploi.

 

  • Les personnes inactives sont les personnes diplômées visées par l’enquête qui ont déclaré ne pas avoir d’emploi, ne pas en chercher et ne pas être aux études.

 

  • Le taux de chômage est le rapport, exprimé en pourcentage, entre le nombre de personnes diplômées à la recherche d’un emploi et l’ensemble de la population active (constituée uniquement des personnes en emploi et de celles à la recherche d’un emploi).

 

  • Sont dites « à temps plein » les personnes diplômées en emploi qui travaillent, de façon générale, 30 heures ou plus par semaine. Sont considérées « à temps partiel » les personnes diplômées en emploi qui travaillent, de façon générale, moins de 30 heures par semaine.

 

  • Le salaire hebdomadaire brut moyen à temps plein (soit plus de 30 heures par semaine) tient compte uniquement de ceux qui travaillent pour autrui.

 

  • On obtient aussi l’information sur le lien entre la formation et l’emploi obtenu. Sont dits avoir un emploi «en rapport avec la formation » les travailleurs et les travailleuses à temps plein qui jugent que leur travail correspond à leurs études.

 

  • Quant à la donnée traitant du lien entre les études et la formation, elles nous permettent de savoir si les études en cours sont en lien avec le diplôme initialement obtenu.

 

Interpréter judicieusement des données n’est pas donné à tous. Nombreux sont ceux qui n’y voient simplement pas d’intérêt. Pourtant, faire une analyse rigoureuse des données fournies par les Relances apporte un éclairage important, souvent négligé, que toute personne désirant s’inscrire dans un programme donné aurait avantage à considérer.

 

Vous avez des doutes sur les promesses de placement qu’on vous fait pour un programme d’études qui vous semble intéressant? Je vous invite à consulter un(e) conseiller(ère) d’orientation pour vous aider dans l’interprétation des statistiques de placement.

 

Les données concernant les Enquêtes Relance sont accessibles à tous au lien suivant :

 

http://www.mesrs.gouv.qc.ca/Relance/