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Choix de carrière et rôle des parents

Le choix de carrière est souvent la première décision d’importance que doit prendre un jeune au terme des études secondaires. Souvent, les jeunes demandent des conseils à leurs parents en cette matière.  Ceux-ci sont donc d’une grande influence lorsque vient le temps pour le jeune de choisir un domaine d’études ou une profession. Même bien intentionnés, les parents peuvent être confrontés à une certaine limite quant à l’aide qu’ils peuvent apporter lorsqu’il est question du choix de carrière.  C’est souvent dans ce contexte qu’ils consultent un(e) c.o. afin que leur jeune obtienne l’aide professionnelle nécessaire pour sortir de l’impasse décisionnelle à laquelle il est confronté.  Ils se demandent ce que le jeune peut faire avec les options qui s’offrent à lui.

Comme parents, comment apporter l’aide adéquate?

Aujourd’hui, les possibilités de carrière sont nombreuses et l’accessibilité à l’éducation est présente.  De plus, tous les parents veulent le meilleur pour leurs enfants.  Alors, comment les aider sans projeter les désirs de parent et les aspirations professionnelles déçues?  Il faut bien le reconnaître, ce qui est un bon choix de carrière pour l’un ne l’est pas systématiquement pour l’autre.  Ce qui est important, c’est que chacun fasse un choix qui lui convienne.

De là, l’importance d’écouter son enfant et d’essayer de ne pas trop juger… Bref, il ne faut pas couper la communication puisqu’il faut l’amener à parler de lui ou d’elle, de ce qu’il aime au pas, à l’école ou ailleurs, de ce qui est important à ses yeux au travail et dans la vie en général.

Quotidiennement, vous êtes témoins de ses talents, de ses habiletés particulières, de ses qualités personnelles. C’est important que vous lui reflétiez cela.  Peut-être qu’il ou qu’elle ne les voit pas.   Y a-t-il un fil conducteur dans ce qu’il aime, dans ce qu’il est?  En tant que parent, vous êtes le mieux placé, celui qui devrait le connaître le mieux.  Comme la connaissance de soi est à la base du choix de carrière, vous avez un rôle important à jouer pour l’aider à mieux se connaître.  Aussi, vous avez une grande influence sur lui, bien au-delà de ce que vous pouvez imaginer.  Considérez que vous êtes aussi un modèle qu’il pourrait vouloir imiter…ou pas.

Respecter l’unicité du jeune dans son choix de carrière

Alors, comment faire pour l’aider, sans imposer vos propres choix et vos valeurs? Simplement en l’aidant à découvrir qui il est. Invitez-le  à s’exprimer sur ses aspirations futures. Mais on fait cela comment? À partir des expériences personnelles qu’ils ont pu vivre.

À titre d’exemple, plusieurs jeunes occupent des emplois durant les  fins de semaine ou lors des vacances estivales.  On peut acquérir une meilleure connaissance de soi en saisissant des occasions d’explorer concrètement le marché du travail.    Ainsi, un jeune peut obtenir un emploi d’été auprès d’un jeune handicapé ou dans un terrain de jeux.  Pour l’un, ce sera la confirmation qu’il n’a aucune aptitude pour la relation d’aide.  Un autre pourrait se rendre compte que d’aider les autres donne un sens à sa vie et le valorise.  Déjà là, il y a toute une série de carrières à explorer ou pas, selon qu’il a aimé ou non son expérience de travail estival.

De réfléchir à ce qu’une expérience nous apprend sur nous, c’est ce qui nous permet de nommer éventuellement certaines de nos caractéristiques personnelles. Aucune expérience de travail n’est futile.  Dites-vous qu’il devrait en apprendre davantage sur lui-même grâce à divers emplois occupés à l’adolescence.  Pour d’autres, ce sera le bénévolat.  Quelles sont les causes qui l’intéressent?  Qu’est-ce qu’il aime de ses expériences? Qu’apprend-il sur lui? Votre rôle dans tout cela, c’est de favoriser les échanges constructifs.  Il vous faudra accepter qu’il exprime ou formule des intentions qui ne tiendront que quelques jours ou quelques semaines.  C’est aussi cela être en exploration!

Encourager et favoriser l’exploration

Vient un temps où il faut regarder davantage les programmes d’études et s’informer sur les professions. Lorsque c’est possible, il est intéressant de rencontrer des personnes qui étudient dans un domaine qui nous intéresse ou encore qui exercent le métier ou la profession qui nous interpelle.  S’informer sur une profession est nécessaire pour savoir si elle nous convient.  L’information ne manque pas.  De plus, il est pertinent de consulter les données concernant le marché du travail.  En effet, il peut être pas mal stressant de composer avec un emploi caractérisé par la grande précarité lorsqu’on a un immense besoin de sécurité.  On a beau être passionné d’un sujet ou d’un domaine, il se pourrait aussi que l’objet de notre intérêt ne corresponde qu’à des besoins limités de main-d’œuvre une fois sur le marché de l’emploi.

Finalement, il faudra accepter et reconnaître que tout ce processus de réflexion nécessite du temps.  Chaque personne a son propre rythme. Ce processus peut amener une certaine anxiété, mais il faut la tolérer temporairement. Beaucoup de réponses aux questions qui concernent le choix de carrière sont à l’intérieur de la personne .   Pour les trouver il faut accepter de se questionner. En tant que parent, manifester votre impatience face au jeune qui n’arrive pas à faire un choix ne l’aidera en rien. Dans un pareil cas, votre attitude ne ferait qu’exprimer votre propre anxiété dans la situation et contribuerait à rehausser celle du jeune, ce qui n’est nullement constructif.

Votre jeune demeure indécis quant à son avenir? Pourquoi ne pas l’inviter à consulter un(e) conseiller(ère) d’orientation? Ce professionnel  pourra le guider dans sa réflexion et l’outiller pour qu’il en arrive à faire un choix éclairé.

Carole Dion c.o.

Stratégies pour l’admission au Cegep et en formation professionnelle

Le 1 mars arrive.  D’ici là, plusieurs étudiants devront faire une demande d’admission pour le  Cegep ou en formation professionnelle au secondaire.  Sachez qu’il faut parfois penser de manière stratégique pour faire sa demande dans le programme convoité.  D’abord, je ne vous apprendrai rien en vous mentionnant qu’il fait prévoir quelques plans, autant que possible deux choix de programme d’études : plan A, plan B.

L’admission au collégial

Au collégial, vous pouvez faire un seul choix par Service Régional des admissions.  Au Québec, il  y a :

  • SRACQ pour la région de Québec : https://www.sracq.qc.ca
  • SRASL pour la région du Saguenay-Lac St-Jean : http://www.srasl.qc.ca/
  • SRAM pour la région de Montréal :https://www.sram.qc.ca/

Chacun couvre une grande étendue.   Par exemple, les cégeps de Rimouski et de Baie-Comeau font partie du SRACQ. Le cégep de Trois-Rivières fait partie du SRAM.

Les programmes contingentés exigent d’avoir certains prérequis.  De plus, les dossiers sont analysés en fonction de l’excellence de celui-ci.

Si le programme de votre choix est contingenté et que vous doutez de vos chances d’être admis dans le Cegep de votre région, envisagez la possibilité de faire aussi une demande dans un cégep d’un autre SRA (Service régional des admissions) simultanément.  Dans un tel cas, il ne faut pas attendre au deuxième tour pour faire cette demande, car il risque d’être trop tard.  Si vous êtes admis dans un Cegep éloigné de votre résidence, vous devrez  déménager, prendre un appartement, une chambre ou habiter en résidence le temps des études.  Ceci occasionne des frais supplémentaires, mais résider dans les résidences des cégeps est probablement ce qui vous coûtera le moins cher.  Pouvez-vous envisager cette situation?

Une autre possibilité serait de faire une demande au deuxième tour dans un autre Cegep de votre SRA qui offre aussi le programme de votre choix, ou votre second choix, mais pour lequel il y a encore des places disponibles.  Bien qu’étant éloigné de votre domicile, il se pourrait que ce Cegep soit plus près de chez vous qu’un Cegep d’un autre Service Régional d’admission.  Vous pourriez aussi opter pour votre plan B si des places sont encore disponibles dans le Cegep de votre ville.

L’admission en formation professionnelle

Une autre stratégie pourrait être de faire une demande dans un programme en formation professionnelle au secondaire.   Celle-ci peut être faite  parallèlement à votre demande d’admission au cégep.

Pour les admissions en formation professionnelle au secondaire : https://www.srafp.com/.

En formation professionnelle, les règles pour l’admission varient d’une région à l’autre : https://www.srafp.com/particularites.aspx

Dans les deux cas, il est important de respecter les dates limite pour faire les demandes d’admission.

Concernant le  SRACQ, il est  possible d’estimer ses chances d’être admis en utilisant l’outil de «prévisibilité d’admission» :  http://www.sracq.qc.ca/previsibilite/

Les statistiques d’admission au collégial

De plus, le SRACQ et le SRASL offre des statistiques concernant les demandes d’admission des années antérieures. Ces statistiques peuvent vous donner une idée de vos chances d’être admis selon votre catégorie : étudiant provenant du secondaire, ou étudiant ayant fréquenté le  Cegep ou l’université.  Vous pouvez les consulter aux adresses suivantes:

Statistiques d’admission du SRACQ : https://www.sracq.qc.ca/admission/statistique.aspx

Statistiques d’admission du SRASL :https://www.srasl.qc.ca/stat.php

Autrement dit, plus il y a d’intéressés pour un programme d’études donné, meilleur doit être votre dossier académique.  Si après avoir considéré le nombre de demandes d’admission par rapport aux places disponibles, vous estimez que vos chances sont minces d’être admis, il serait alors souhaitable de faire une demande dans un programme d’un Cegep où vous avez des chances raisonnables d’être admis.  En ce cas, il peut s’agir de votre plan A ou de votre plan B.

Vous êtes préoccupés par l’admission au collégial ou en formation professionnelle ?  Vous êtes encore indécis, n’hésitez pas à consulter.

 

Carole Dion c.o.

 

 

 

 

 

 

Les études et le choix de carrière, ça va?

Les études et le choix de carrière, ça va?

Sans doute que plusieurs ont eu à répondre à cette question durant le temps des fêtes. Certains ont pu y répondre avec assurance et confiance, mais pour d’autres voire plusieurs, cette fameuse question rappela tous les doutes et les questionnements qui les habitent face à la carrière.

Le début d’une nouvelle année est souvent une période pour se poser des questions sur ce qu’on pourrait faire pour améliorer sa vie et la rendre plus enrichissante et satisfaisante. Pour plusieurs, ces questions portent sur le travail, les études, la santé. Lorsqu’on est habité par des questionnements importants quant à son choix de carrière ou à ses études, le stress engendré peut éventuellement avoir des effets nocifs sur la santé. Idéalement, il importe de consulter avant d’en arriver là.

Sentir qu’on n’est pas à la bonne place dans sa carrière ou dans son programme d’études, qu’on n’exploite pas tout son potentiel, qu’on ne se réalise pas professionnellement, qu’on aurait à développer des compétences pour améliorer sa situation, tout cela ne sont que quelques-uns des motifs qui amènent les personnes à me consulter comme conseillère en orientation.

La démarche proposée en orientation vise à faire le point sur la situation de la personne, sur ses ressources personnelles, sur son fonctionnement psychologique, sur ses aspirations futures. Ultimement, la démarche devrait permettre de trouver un ou  des projets  de carrière ou d’études réalistes et réalisables, ou encore d’avoir une meilleure compréhension des problèmes rencontrés et des solutions à votre portée pour y faire face.  Elle amène la personne à se poser les bonnes questions et à trouver ses propres réponses avec l’aide que je lui apporte tel un guide. Ces questions portent sur ses intérêts, ses valeurs, ses aptitudes, ses limites, ses contraintes, sa personnalité, entre autres. Cette démarche demande une certaine introspection et d’honnêteté envers soi-même, puisque chacun porte en lui  plusieurs réponses à ses questionnements.  «Connais-toi toi-même», disait Socrate. La connaissance de soi est à la base de l’orientation. Lorsqu’on se connait bien, on est davantage en mesure de reconnaitre ce qui est bon pour soi quant au domaine d’études ou de la carrière. Hélas, pressés par le temps avec un choix imminent à faire, plusieurs escamotent cette étape pourtant cruciale, ce qui les mène souvent à opter pour des domaines qui ne leur conviennent pas.  Tôt ou tard, des questions importantes s’imposeront à eux et ils n’auront pas d’autres choix que d’y trouver des réponses.

En manque de repères identitaires, il est nécessaire de s’arrêter et de faire la réflexion qui s’impose afin de repartir sur des bases plus solides. Une telle démarche demande du temps, de la réflexion, un investissement personnel.  C’est pourquoi il ne faut pas s’attendre à tout régler en une seule rencontre.  La durée de la démarche varie selon les personnes, leur maturité, leur investissement dans la démarche, la réflexion déjà amorcée, et les difficultés rencontrées.  Une chose est certaine, il est nécessaire de prendre le temps qu’il faut pour faire le tour de la question qui vous a amené à amorcer une démarche d’orientation.

Par la suite, pour que la situation change, il faudra passer à l’action. L’avenir se joue maintenant par les actions et les gestes que vous posez. Vous ne faites rien, alors rien ne changera.

Vous vous sentez interpellés par ces questions, n’hésitez pas. Contactez-moi pour en discuter et prendre rendez-vous.

Carole Dion c.o.

La cote R, cote de rendement au collégial, CRC

 

La plupart des étudiants sont préoccupés par toutes les questions concernant la fameuse cote de rendement au collégial, CRC, ou  cote R. Ceux qui visent un programme universitaire contingenté en font parfois une obsession.  Mais «Qu’est-ce qu’on peut faire pour l’augmenter?» me demandent-ils.

D’abord, je dirais qu’il faut mettre en place des conditions favorables aux études et à la réussite de celles-ci.  Parmi ces conditions, choisir un programme d’études qui vous intéresse et qui vous permettra de maintenir votre motivation et l’investissement requis dans les études afin de réussir le programme au niveau espéré. Étudier c’est le travail de l’étudiant.  Si, en plus, ce dernier doit travailler beaucoup d’heures dans un emploi rémunéré, cela peut nuire à ses études, à moins d’être très organisé, talentueux et efficace.  Il est suggéré de ne pas dépasser 14 heures de travail rémunéré.  Encore là, pour certains, ce peut être encore trop.  À chacun de s’ajuster.  Par ailleurs, plusieurs ressources sont à la disposition des étudiants qui éprouvent des difficultés, comme le tutorat par les pairs. Certains cégeps offrent même des ateliers de soutien à la réussite.  Aussi,  il ne faut pas hésiter à rencontrer ses professeurs pour mieux comprendre les notions qui demeurent obscures.  Mais dans tout cela, il faut préserver sa santé physique et mentale.  Se garder du temps pour voir les amis, la famille, faire du sport, avoir des loisirs : tout cela aide à garder l’équilibre dans sa vie d’étudiant. Ça aussi c’est important pour être efficace dans ses études.

Oui, mais vous faites déjà tout cela.  Là, vous me dites : «Et si je changeais de cégep, est-ce que ça me donnerait une chance?»  Nombreux sont ceux qui croient que certains cégeps permettent d’avoir des cotes R plus élevées.  Malheureusement, ce n’est pas vrai.  Antérieurement, certains avantages ont pu exister avec l’utilisation de la cote Z, mais ce n’est plus le cas maintenant.  Si certains ont vu leur cote R monter en changeant de cégep, c’est probablement parce qu’ils ont aussi changé pour un programme d’études qui leur ressemble davantage, ce qui met en place une des conditions propices à la réussite. Ils aimaient leurs cours, s’investissaient davantage dans leurs études et ont finalement obtenu de meilleurs résultats académiques, ce qui donne une meilleure cote R.

Les données concernant les cotes R des derniers admis dans les programmes contingentés sont facilement accessibles pour les étudiants puisque  les universités rendent accessibles ces informations.  Certains  voient ces données comme une cible à attendre et ils se sentent rassurés ou inquiets et stressés selon qu’ils ont atteint ou pas le chiffre «magique».  Toutefois, il ne faut pas oublier que la cote R n’est pas toujours le seul critère de sélection pour être admis dans les programmes contingentés. Parfois, il faut avoir une bonne cote R et se  soumettre aussi à d’autres moyens d’évaluation de la candidature comme : des entrevues, des tests psychométriques, un portfolio, une lettre de motivation, etc… Dans certains programmes, avoir une cote R élevée ne suffit pas.  Par ailleurs, c’est impossible de prédire la cote R exacte qu’un étudiant doit viser s’il compte faire une demande l’année suivante dans un programme contingenté.  Rien ne permet de prédire si les étudiants qui aspirent à une formation donnée seront plus forts ou un peu plus faibles que l’année précédente.  Les cotes R des derniers admis ne sont que des indications.  Avoir une cote R au-delà de ces indications ne garantit nullement que vous serez admis si d’autres modes d’évaluation, comme mentionné plus haut, sont indiqués dans le processus d’analyse des demandes d’admission.

Certains étudiants trouvent difficile de passer du secondaire au collégial.  Ils ont besoin de s’ajuster.  D’autres connaissent des échecs. Tous les étudiants craignent l’effet de ceux-ci sur leur cote R.  Il faut cependant savoir que le poids des échecs n’est pas le même selon qu’ils surviennent à la première session ou aux sessions subséquentes.  Au premier trimestre d’inscription au collégial, les cours échoués ne comptent que pour le quart des unités qui leur sont attribuées, soit une pondération de 0,25.  Pour les trimestres subséquents, cette pondération est de 0,50. Donc, tout n’est pas foutu si on a des échecs.

Il n’est pas rare que des étudiants changent de programme d’études lors de leur passage au cegep (plus d’un étudiant sur trois). Comment se calcule la cote R dans ces cas?   Si l’étudiant a complété au moins 16 cours dans un programme donné, il y aura une CRC moyenne qui sera calculée pour ce programme.  Toutefois, celle qui sera retenue pour l’analyse du dossier  à l’université est celle qui a conduit ou qui mènera à l’obtention du DEC.  Au besoin, les cotes de rendement des résultats de cours qui constituent des préalables pertinents à l’admission sont intégrées au calcul de la cote moyenne. Si le calcul de la CRC moyenne du dernier programme ne repose pas sur au moins 16 cours, c’est la CRC moyenne globale, soit celle qui inclut tous les résultats obtenus au collégial par l’étudiant, qui est retenue aux fins de l’admission.

Enfin, il m’apparait important de mentionner que le calcul de la cote R est très complexe.  Il ne sert donc à rien de tenter de calculer sa propre cote.

Mais pour vous donner une idée:

  • entre 32 et 35 (85 % à 90 %) : notes très supérieures à la moyenne
  • entre 29,5 et 31,9 (80 % à 85 %) : notes supérieures à la moyenne
  • entre 26 et 29,4 (75 % à 80 %) : notes au-dessus de la moyenne
  • entre 20 et 25,9 (65 % à 75 %) : notes dans la moyenne

De plus, des changements dans la méthode de calcul ont débuté en 2017.  Pour lire sur le sujet:

http://www.bci-qc.ca/wp-content/uploads/2017/08/01-CRC-modifiee-information-generale-BCI-16juin2017-V2.pdf

Cet article soulève d’autres questions? Vous pourrez alors consulter la référence suivante afin de trouver des réponses à plusieurs autres questions relatives à la cote R:

http://www.bci-qc.ca/etudiants/cote-r/

 

Carole Dion, conseillère d’orientation

 

Aider son jeune à s’orienter

Il arrive fréquemment que des parents initient des contacts avec des c.o. parce que leur jeune est dans une impasse quant à son avenir. Ils se demandent ce que le jeune peut faire et quelles sont les options qui s’offrent à lui.

 

Il faut reconnaître que le choix de carrière est une des premières décisions d’importance qu’a à faire un jeune. Aujourd’hui, les possibilités de carrière sont nombreuses et l’accessibilité à l’éducation est présente.  De plus, tous les parents veulent le meilleur pour leurs enfants.  Alors, comment les aider sans projeter nos désirs de parent et nos aspirations professionnelles déçues?  Il faut bien le reconnaître, ce qui est un bon choix de carrière pour l’un ne l’est pas systématiquement pour l’autre.  Ce qui est important, c’est que chacun fasse un choix qui lui convienne.

 

De là, l’importance d’écouter son enfant et d’essayer de ne pas trop juger… Bref, il ne faut pas couper la communication puisqu’il faut l’amener à parler de lui ou d’elle, de ce qu’il aime au pas, à l’école ou ailleurs, de ce qui est important à ses yeux au travail et dans la vie en général. Quotidiennement, vous êtes témoins de ses talents, de ses habiletés particulières, de ses qualités personnelles, c’est important que vous lui reflétiez cela.  Peut-être qu’il ou qu’elle ne voit pas.   Y a-t-il un fil conducteur dans ce qu’il aime, dans ce qu’il est?  En tant que parent, vous êtes le mieux placé, celui qui devrait le connaître le mieux.  Et comme la connaissance de soi est à la base du choix de carrière, vous avez un rôle important à jouer pour l’aider à mieux se connaître.  Aussi, vous avez une grande influence sur lui, bien au-delà de ce que vous pouvez imaginer.

 

Alors, comment faire pour l’aider, sans imposer vos propres choix et vos valeurs? Simplement en l’aidant à découvrir qui il est et à s’exprimer sur ses aspirations futures. Mais on fait cela comment? À partir des expériences personnelles qu’ils ont pu vivre. À titre d’exemple, plusieurs jeunes occupent des emplois durant les fins de semaine ou lors des vacances estivales.  Loin d’être anodins, ceux-ci sont des occasions d’explorer le marché du travail et d’acquérir une meilleure connaissance de soi.  Ainsi, un jeune peut obtenir un emploi d’été auprès d’un jeune handicapé ou dans un terrain de jeux.  Pour l’un, ce sera la confirmation qu’il n’a aucune aptitude pour la relation d’aide, alors qu’un autre se rendra compte que d’aider les autres donne un sens à sa vie et le valorise.  Déjà là, il y a toute une série de carrières à explorer ou à éliminer, selon qu’il a aimé ou non son expérience de travail estival. De réfléchir à ce qu’une expérience nous apprend sur nous, c’est ce qui nous permet de nommer éventuellement certaines de nos caractéristiques personnelles. Aucune expérience de travail n’est futile, dites-vous qu’il devrait en apprendre davantage sur lui-même peu importe le travail qu’il fera à l’adolescence ou en tant que jeune adulte.  Pour d’autres, ce sera le bénévolat.  Quelles sont les causes qui l’intéressent?  Qu’est-ce qu’il aime de ses expériences? Qu’apprend-il sur lui? Votre rôle dans tout cela, c’est de favoriser les échanges constructifs et d’accepter qu’il exprime ou formule des intentions qui ne tiendront que quelques jours ou quelques semaines.  C’est aussi cela être en exploration!

Carole Dion c.o

La reconnaissance des acquis et des compétences

La reconnaissance des acquis, est-ce que cela vous dit quelque chose? Dans la négative, vous aurez bientôt l’occasion d’en apprendre davantage sur le sujet puisque ce sera le thème de la Semaine québécoise de l’orientation 2017 qui se tiendra en novembre.

La reconnaissance des acquis et des compétences, communément appelée RAC, vise la reconnaissance d’apprentissages aux fins de l’admission dans un programme d’études ou à un cours, pour raccourcir un programme de formation, ou encore pour obtenir une reconnaissance officielle comme un diplôme, une attestation, un certificat. Ces apprentissages découlant de diverses expériences de travail ou de bénévolat  n’ayant jusque-là aucune reconnaissance officielle les attestant. Concrètement, la personne travaille dans un métier, arrive à faire le travail, mais n’a pas le diplôme ou la reconnaissance officielle qu’aurait la personne ayant suivi la formation académique qui mène normalement à ce métier. Il se pourrait que la personne arrive à gagner sa vie sans avoir le fameux «papier», mais elle pourrait rencontrer des difficultés si elle cherche à changer d’employeur; cet autre employeur pouvant être en droit d’exiger la reconnaissance officielle ou le diplôme nécessaire pour exercer la profession au sein de son entreprise.

Dans un processus de développement de carrière, la reconnaissance des acquis peut permettre à une personne de se voir reconnaitre le diplôme qui lui permettra de poser sa candidature sur des postes qui, jusque-là, lui étaient inaccessibles, faute d’avoir le diplôme requis. Par ailleurs, elle pourrait être en meilleure position pour réclamer une hausse de salaire, progresser dans sa carrière, ou avoir davantage de possibilités d’emploi.

Dans le cadre d’une démarche structurée en RAC, la personne aura à démontrer qu’elle possède les compétences professionnelles en lien avec une référence, comme un programme d’études ou une norme professionnelle. Croire qu’on a la compétence ne suffit pas, il faut être capable de le démontrer en se soumettant à des entrevues, des examens ou des travaux.  Dans le cas où la personne n’arrive pas à démontrer qu’elle possède toutes les compétences visées par sa démarche de RAC, elle peut se voir proposer un plan de formation qui va lui permettre d’acquérir les compétences manquantes.  Dans la plupart des cas, c’est beaucoup moins long que de faire la formation au complet.  Enfin, ces démarches de RAC sont très conciliables avec les obligations familiales et professionnelles.

Uniquement dans la région de Québec, c’est possible d’avoir de la reconnaissance des acquis dans les programmes suivants :

Au Cégep de Limoilou :

Technologie du génie industriel (AEC et DEC)

Au Cegep de Ste-Foy :

Reconnaissance des acquis et des compétences en Bureautique

Reconnaissance des acquis et des compétences en Design interactif et intégration Web

Reconnaissance des acquis et des compétences en Gestion de réseaux

Reconnaissance des acquis et des compétences en Graphisme

Reconnaissance des acquis et des compétences comme Programmeur-analyste en informatique

Reconnaissance des acquis et des compétences en Soins préhospitaliers d’urgence

Reconnaissance des acquis et des compétences en Techniques de gestion de projet

Reconnaissance des acquis et des compétences en Techniques de l’informatique

Reconnaissance des acquis et des compétences en Techniques de travail social

Reconnaissance des acquis et des compétences en Techniques d’éducation à l’enfance

Reconnaissance des acquis et des compétences en Techniques d’éducation spécialisée

Source :  

www.inforoutefpt.org

Salon Carrière et Formation de Québec 2017

Septembre est signe de retour en classe.  Pour ceux qui ne sont plus étudiants, ce peut aussi être le moment où on se questionne sur son avenir professionnel.  Est-ce que je change d’emploi?  Est-ce que je retourne sur les bancs d’école?  Avec toutes les formations disponibles, il y a de quoi être un peu perdu et certains auront besoin d’aide professionnelle pour être guidés dans la réflexion qui s’impose.  Une chose est certaine, il faut s’informer sur les différentes possibilités.    Le «Salon Carrière et formation de Québec» qui se tiendra du 19 au 21 octobre 2017 est une belle occasion de s’informer sur les différentes formations et la recherche d’emploi. Il s’adresse tant aux jeunes, en démarche exploratoire pour trouver un projet de carrière, qu’aux adultes soucieux d’acquérir de nouvelles compétences, d’améliorer leurs chances de trouver un meilleur emploi en profitant de conseils d’experts.

Le Salon Carrière Formation de Québec est un organisme à but non lucratif dont le mandat est d’organiser un événement annuel majeur dans le domaine de la formation et de l’information sur les carrières au Québec.

Il a pour mission de permettre aux étudiants, aux adultes et aux jeunes retraités de trouver, en un seul lieu, l’information sur les perspectives de carrières et la formation adaptée à leur parcours professionnel.  Attirant entre 11000 et 16000 visiteurs, dont la moitié sont des adultes, c’est aussi le lieu pour rencontrer des employeurs potentiels lors des journées de l’emploi, soit les 20 et 21 octobre 2017.

Prenez connaissance de tout ce que ce salon peut vous apporter : http://www.saloncarriereformation.com.  Vous y trouverez également un guide afin de bien préparer votre journée pour  profiter au maximum de ce que le Salon peut vous apporter.

Des c.o. seront présents au kiosque de l’OCCOQ, venez nous rencontrer au Centre de foires ExpoCité du 19 au 21 octobre 2017.  Nous serons là pour vous guider, vous informer et répondre à vos questions.

Quand persévérance rime avec acharnement

Quand persévérance rime avec acharnement

En orientation scolaire et professionnelle, il nous arrive de rencontrer des personnes qui s’accrochent à un rêve professionnel inaccessible. La persévérance scolaire c’est bien.  D’ailleurs, on en fait la promotion abondamment. Crois en tes rêves! Tout est possible!  Dans la réalité, tout n’est pas possible pour tout le monde et il est fréquent que nos rêves ne se réalisent pas, même en mettant tous les efforts nécessaires.  La persévérance c’est bien quand on a des chances raisonnables de croire que nos aspirations professionnelles ont de bonnes chances de pouvoir se concrétiser. Plusieurs s’imaginent déjà occuper la profession X, mais oublient le chemin parfois difficile, toutes les étapes à franchir et tout le travail à faire pour y arriver.  Malheureusement, pour réaliser ce rêve, il faut être capable de passer à travers le parcours en question.  En surestimant leurs capacités ou sous-estimant la difficulté du parcours, plusieurs s’exposent aux échecs, aux refus répétés de leur candidature au programme tant convoité, ou encore à l’impossibilité d’accéder à la profession ou à la carrière de ses rêves. Avec le temps, les refus et les nombreux échecs peuvent avoir des conséquences au plan psychologique pour la personne.

Il vient un moment où la persévérance atteint un seuil à partir duquel une certaine souffrance peut s’installer progressivement chez celui qui persiste à outrepasser ses capacités ou à ne pas reconnaitre que son projet de carrière irréaliste ne se concrétisera pas. Ainsi, à force de vivre une succession d’échecs ou de refus, la personne qui s’acharne peut connaitre des périodes d’anxiété, une baisse de l’estime de soi, de l’insomnie, du découragement pouvant aller jusqu’au désespoir ou encore à la dépression.  Elle pourrait aussi avoir tendance à s’isoler. Et c’est sans compter la perte de temps et possiblement d’argent à s’acharner autant.

C’est quoi l’acharnement? C’est s’accrocher à un rêve de carrière inaccessible où la sélection des candidats se fait, la plupart du temps, sur la base de l’excellence du dossier scolaire, d’aptitudes particulières ou de capacités physiques, mais c’est aussi s’accrocher à une profession offrant peu de possibilités d’emploi sur le marché du travail. Pourquoi c’est inaccessible?  Les résultats scolaires sont insuffisants, les capacités physiques en-deçà des seuils attendus, ou encore les aptitudes particulières requises sont inférieures à celles d’autres personnes qui ont aussi les mêmes aspirations professionnelles.  Par ailleurs, le marché de l’emploi dépend d’une multitude de facteurs et beaucoup de professions ont des cycles ou alternent les bonnes et les moins bonnes périodes quant au nombre d’emplois disponibles. La personne a beau vouloir exercer la profession x, avoir tout ce qu’il faut pour réussir, mais être confrontée à un marché du travail saturé pour la profession en question lorsqu’elle cherche à s’insérer professionnellement.

Bien que la personne qui s’acharne vers un projet de carrière irréaliste se met souvent beaucoup de pression pour ne pas décevoir ses proches, il se pourrait aussi que ces derniers mettent aussi une certaine pression (pas toujours consciemment) pour que l’acharné ne lâche pas son rêve inatteignable. En d’autres mots, on l’encourage à s’acharner encore. Ce n’est pas facile de renoncer à son rêve, mais il vient un temps où renoncer est ce qu’il y a de mieux à faire. Il revient à l’acharné de reconnaitre et d’accepter ses propres limites (ce qui ne se fait pas sans difficultés), mais aussi de s’affirmer  auprès de ses proches quitte à les décevoir,  pour enfin pouvoir s’ouvrir à d’autres possibilités de carrière qui respectent ses limites personnelles tout en correspondant à ce qui compte véritablement pour lui.

Carole Dion c.o

Note : Vous vous sentez concernés et ne savez pas comment apporter votre aide à un de vos proches qui vit cette situation, il serait utile pour lui de consulter un(e) conseiller(ère) d’orientation. Pour en apprendre davantage sur le sujet, je vous suggère la lecture suivante : Le piège de la persévérance-Comment décrocher d’un rêve impossible.  Auteur : Isabelle Falardeau,  c.o. Septembre Éditeur (2017).

http://www.septembre.com/livres/fichiers/17-03-22_CommuniqueLePiegeDeLaPerseverance.pdf

 

 

 

Comment risquer de  faire un mauvais choix de carrière

Comment risquer de faire un mauvais choix de carrière

Dans cet article, je souhaite vous amener à réfléchir sur certains indices qui pourraient laisser croire que votre réflexion  au sujet du choix de carrière n’est pas optimale.  Si vous vous reconnaissez dans un ou plusieurs de ces indices, vous auriez intérêt à vous questionnez davantage quant à vos motivations à aller dans la voie que vous êtes sur le point de prendre.

1. Faire le même choix que ses amis

Il n’est pas impossible que vous partagiez de nombreux intérêts avec vos amis. Toutefois, il est plutôt rare, voire exceptionnel, que des personnes se ressemblent au point de partager les mêmes intérêts, de posséder les mêmes aptitudes, les mêmes valeurs, les mêmes traits de personnalité, et d’avoir en plus les mêmes aspirations au plan de la carrière. Si vous êtes tenté de suivre la même voie que vos amis, vous devriez vous questionner sur vos motivations profondes. Est-ce une peur de perdre leur amitié qui vous pousse à les suivre? Notez que les véritables amitiés perdurent au-delà du choix professionnel initial. Par ailleurs, opter pour un programme d’études qui vous ressemble vraiment vous amènera inévitablement à rencontrer en un même lieu plusieurs personnes qui partagent des intérêts semblables aux vôtres, amenant ainsi des occasions de développer de nouvelles amitiés.

2. Opter pour un programme qui fait plaisir à vos parents

Le choix d’un programme d’études donne souvent lieu à de bonnes discussions entre les parents et leur jeune. Par manque d’affirmation ou par crainte de la confrontation, certains jeunes peuvent baisser les bras et laisser en quelque sorte leurs parents décider de leur avenir, consciemment ou non, en optant pour un programme qui fait l’affaire de ces derniers. Il se peut que le jeune complète le programme d’études.  Cependant, il peut aussi réaliser rapidement qu’il n’a aucune envie de faire carrière dans le domaine pour lequel il a été formé.  Le choix de carrière est avant tout un choix personnel.  Bien que les parents aient habituellement une bonne connaissance des intérêts, aptitudes et compétences de leur jeune, c’est plutôt ce dernier qui est le plus en mesure d’évaluer si une formation donnée le rejoint véritablement et est susceptible de répondre à ses attentes au plan professionnel.  Il n’est guère intéressant de réaliser au terme de plusieurs années d’études que le jeune a perdu du temps, puisque c’est comme cela que plusieurs  parents pourraient le  percevoir.

3. Choisir un programme à fort taux de placement

Se laisser charmer par des slogans «placement garanti», «taux de placement=100%», sans plus de questionnement peut mener aussi à un cul-de-sac.   Il n’est pas impossible que le placement annoncé soit au rendez-vous.  Toutefois, qu’est-ce que cela vous apportera si le projet de carrière n’est pas assez muri et que vous réalisez finalement que cette carrière  promise ne vous convient pas pour toutes sortes de raison. Les perspectives d’avenir d’une profession de même que les statistiques de placement au terme d’un projet d’études sont des données dont on peut tenir compte, mais il est nécessaire d’avoir préalablement réfléchi sur la carrière en elle-même.  Est-ce que j’ai ce qu’il faut pour réussir dans cette profession?  Est-ce qu’elle est susceptible de répondre à mes aspirations? Par ailleurs, il ne faut pas oublier qu’il peut survenir des évènements imprévisibles qui viendront affecter négativement des perspectives d’emploi qui jusque-là étaient favorables.  Quant aux statistiques en elles-mêmes, il faut à tout le moins bien les interpréter et en valider les sources.

4. Opter pour la facilité

Réfléchir à ce qu’on deviendra au plan professionnel, se projeter dans l’avenir, demande une bonne réflexion. Pour diverses raisons, certains jeunes reportent cette tâche.  Afin de ne pas rompre le cycle des études et éviter de décevoir les parents, ils opteront souvent pour un programme d’études accessible pour eux en fonction de leurs préalables scolaires.  Ils se retrouveront à étudier, sans grande conviction ni motivation, dans un programme qu’ils risquent d’abandonner tôt ou tard, à moins qu’on l’exclut du programme à cause d’un trop grand nombre d’échecs. C’est ce qui risque aussi d’arriver quand on ne s’investit pas vraiment dans ses études. Il pourrait également se  retrouver avec des résultats scolaires en deçà de ses capacités,  affectant tant son estime personnel que ses chances d’être admis ultérieurement dans un programme qui pourrait lui convenir, si jamais celui-ci était fortement contingenté.  Ce qu’il faut retenir c’est que contingentement ou pas, l’étudiant sera confronté éventuellement à la compétition,  si ce n’est pour entrer dans un programme d’études, ce sera pour se trouver un emploi à la fin de celui-ci.  Prendre une direction dans ses études sans avoir envie d’exercer les carrières auxquelles elles mènent habituellement, est une pure perte de temps et d’énergie.  La réflexion véritable s’imposera tôt ou tard.  Pourquoi alors la reporter?  Qu’est qui vous pousse à ne pas vouloir la faire? Ce sont des questions auxquelles il pourrait  être nécessaire de s’attarder aussi.

5. Réaliser le rêve de carrière d’un parent

Votre parent n’a pas pu devenir ce qu’il aurait rêvé pour toutes sortes de raisons. Il se dit que son fils ou sa fille y arrivera à sa place. On appelle cela : la réussite par procuration.  Dans un cas pareil, beaucoup de parents sont prêts à beaucoup de sacrifices pour permettre à leur enfant  d’accéder à ce rêve.  Pour le jeune, il est parfois difficile de départager si le rêve en question est le sien ou celui du parent.  Comme les parents ont une grande influence sur leur progéniture, le jeune peut en venir à croire que ce qu’on imagine  pour son avenir est son rêve de carrière à lui, avant de réaliser plusieurs années plus tard, qu’au fond de lui-même ce rêve n’était pas le sien mais celui d’un parent.  Il faut se rappeler qu’un choix de carrière est avant tout un choix personnel.

6. Choisir une carrière pour le prestige

Plusieurs jeunes rêvent d’une carrière prestigieuse et reconnue socialement. Cependant, il est inutile de choisir une profession prestigieuse dans le but de se sentir quelqu’un et ainsi rehausser sa valeur personnelle. La réussite au plan professionnel ne remplacera jamais la valeur d’une personne. Si une personne s’estime de peu de valeur, elle cherchera toujours à en faire plus, espérant ainsi combler son absence de valorisation intrinsèque.

7. Choisir une carrière pour l’image positive qu’on en a

Les séries télévisées sont souvent l’occasion de nous montrer qu’une partie de la réalité d’une profession, soit la belle partie. Ainsi, combien de fois on nous montre des entrepreneurs à qui tout semble réussir. Leurs idées sont toujours bonnes et les projets qu’ils lancent fonctionnent à tout coup, engendrant succès économique et richesse.  Ils roulent en belles voitures, habitent des maisons cossues, ont une vie sociale intense et semble avoir beaucoup de loisirs.  Or, c’est bien connu,  la réalité est souvent bien différente. Les entrepreneurs travaillent énormément et leurs projets ne fonctionnement pas toujours aussi vite et aussi bien qu’ils le voudraient.  Bref dans cet exemple, comme dans bien d’autres, les professions ont toutes des aspects moins intéressants avec lesquels on doit aussi être capable de composer. À l’étape où la personne cherche à en apprendre davantage sur une profession donnée, elle doit aussi considérer les aspects moins agréables d’une profession donnée afin de savoir si elle pourrait éventuellement être capable de composer avec ces aspects. De nos jours, il existe de nombreuses possibilités afin de pouvoir échanger avec des gens qui exercent diverses professions. Il est du devoir de la personne qui cherche à s’orienter pour la carrière de faire ce travail où elle pourra échanger avec des professionnels du milieu sur la réalité des professions, valider si la perception qu’elle en avait est juste, et si une carrière dans ce domaine est souhaitable pour elle en fonction de ses caractéristiques personnelles et de ses aspirations. Chercher à en apprendre le plus possible sur la profession qu’on envisage avant de s’engager vers cette voie est une étape très importante lorsqu’on est en processus d’orientation.  Hélas, plusieurs escamotent cette étape.

8. Choisir une profession en fonction du salaire

Certaines publicités visant à attirer des étudiants dans des programmes d’études misent souvent sur le salaire que les étudiants peuvent espérer au terme de la formation.   Le salaire est un critère à considérer pour plusieurs personnes, mais l’importance que celles-ci y accordent peut varier énormément entre les individus.  Pour certains, l’importance accordée au salaire est démesurée, ce qui fait qu’ils omettent de considérer d’autres facteurs importants dans le choix d’une carrière.  Celle-ci a beau être payante, mais est-ce qu’elle vous convient vraiment dans ses autres caractéristiques?  Se retrouver après plusieurs années dans une carrière payante, mais qui ne nous rend pas heureux, peut être difficile à vivre.

9. Choisir un programme difficile parce qu’on a du potentiel et une cote R élevé

Il est possible que certaines personnes se sentent attirées, du moins temporairement, par des programmes d’études convoités et difficiles. Tout cela parce qu’elles ont d’excellentes capacités d’apprentissage qui se reflètent par une cote R élevée.  Or, d’autres facteurs doivent être pris en compte dans le choix d’une carrière comme : les intérêts, les aptitudes, les traits de personnalité, les valeurs, les limites et contraintes, les aspirations.  En omettant de considérer ces points, une personne peut se retrouver dans un programme d’études qui a plus ou moins d’affinités avec ce qu’elle est, si ce n’est qu’elle a les résultats scolaires pour y être admise.

10. Attendre à la dernière minute pour choisir

Plusieurs jeunes attendent à la dernière minute pour faire un choix de programme d’études. En pareil cas, il est probable que toute la réflexion requise par un tel choix n’a pu être faite.  On ne peut donc parler ici d’un choix réfléchi et muri.  C’est ce qui peut mener éventuellement au décrochage scolaire ou encore aux changements de programmes, avec toutes les conséquences tant au plan personnel que collectif qui peuvent en découler.

Qui a envie de sauter dans un train sans connaitre sa destination? C’est pourtant ce que font plusieurs jeunes en optant pour des projets d’études sans aucune véritable réflexion préalable, ou à tout le moins  sans une réflexion insuffisante.

Conclusion

En conclusion, il faut se rappeler que le choix de carrière est un choix personnel qui nécessite une bonne réflexion sur soi en premier lieu, mais aussi une analyse judicieuse de beaucoup d’information en lien avec les professions et les programmes d’études  qui vous intéressent. Cette réflexion peut susciter une certaine anxiété chez la personne et c’est ce qui pourrait amener certaines à reporter ou à omettre l’exercice de réflexion nécessaire.  Tôt ou tard, il s’imposera. Alors, pourquoi le reporter ?

Les c.o. peuvent vous guider dans ce processus de réflexion au sujet de la carrière en vous aidant à trouver vos propres repères pour vous amener à formuler un projet professionnel à votre image.

 

Carole Dion c.o.

Des suggestions de lecture

En ce premier jour de printemps, j’ai le goût de partager avec vous des suggestions de lecture. Ces livres pourraient vous intéresser grandement si vous vous souciez de  mieux vivre  avec vous-même et avec les autres, si vous souhaitez mieux  face aux tournants de l’existence et si vous aspirez à bonheur. Plusieurs de ces volumes vous fourniront des outils concrets qui  devraient vous être utiles.

D’abord, un livre destiné aux adolescents. Intitulé «Deviens maître de ta vie», ce livre écrit par  Ciarrochi, J., Hayes, l., Bailet, A. a été  publié en 2014 aux Éditions LBL.

Si tu voulais te défaire de l’emprise de ta peur, de ton autocritique, de tes doutes ou de tes malaises, comment serait ta vie? Tu prendrais sans doute davantage de risques et tu ferais peut-être des erreurs, mais tu pourrais aussi, plus que jamais, vivre librement et avec confiance.

Deviens maitre de ta vie est un guide qui t’enseignera les habiletés essentielles pour mieux vivre avec les émotions difficiles qui t’envahissent parfois. Ce livre t’apprendra à vivre comme un guerrier conscient, par le biais d’outils simples et concrets.   Le guerrier conscient possède plusieurs forces :

  • Il accepte ses émotions au lieu de les combattre inutilement ;
  • Il observe avec lucidité ses états intérieurs ;
  • Il n’écoute pas tout ce que son esprit lui raconte ;
  • Il dirige sa vie en fonction de ses valeurs profondes ;
  • Il persévère dans l’adversité pour atteindre ses buts et réaliser ses rêves.

 

Le second titre proposé est «Le piège du bonheur» écrit par Russ Harris et publié  aux Éditions de l’Homme en 2009.

Selon Harris, notre quête du bonheur et les moyens que nous prenons pour y arriver finissent par nous rendre malheureux. Notre volonté d’être heureux à tout prix contribue à la recrudescence du stress, de l’anxiété et de la dépression. Cet ouvrage présente les techniques de la thérapie ACT, une nouvelle psychothérapie révolutionnaire basée sur les plus récentes recherches en psychologie du comportement. Ces techniques vous aideront : à réduire le stress et les inquiétudes, à composer plus efficacement avec les pensées et les émotions douloureuses, à briser vos habitudes autodestructrices, à surmonter l’insécurité et le doute, à construire une vie riche et pleine de sens. En clarifiant vos valeurs et en vivant pleinement le moment présent, vous échapperez au piège illusoire du bonheur et vous vous sentirez enfin comblé par la vie.

 

Le troisième titre proposé est  «L’estime de soi : S’aimer pour mieux vivre avec les autres» écrit par C. André et F. Lelord et publié en 2008 aux Éditions Odile Jacob.

Croire en soi, s’aimer soi-même, avoir confiance en soi, autant de facettes d’une des dimensions fondamentales de notre personnalité : l’estime de soi. Avoir des difficultés à communiquer, se sentir mal dans sa peau : bien des tracas quotidiens s’expliquent par une mauvaise estime de soi. Pour autant, rien n’est irrémédiable. Comment se construit l’estime de soi et comment se développe-t-elle ? Quels sont les grands problèmes ? Comment évaluer son estime de soi ? Et, surtout, que faire ? Ce livre vous permet d’établir votre bilan personnel et vous propose des solutions concrètes pour vivre en meilleure harmonie avec vous-même… et avec les autres.

 

Le quatrième titre proposé est «Je réinvente ma vie» écrit par J. Young et J.S. Klosko et publié en 2013 aux Éditions de l’Homme.

Qui n’a pas envie de mieux se connaitre et apprendre à se libérer des blessures du passé?

Ce livre  se base sur la thérapie centrée sur les schémas créée par le psychologue Jeffrey Young. Plus spécifiquement, il décrit 11 schémas fondamentaux émanant de l’enfance et entraînant à l’âge adulte des pensées, croyances et comportements inefficaces et négatifs. La thérapie permet de comprendre l’origine des modes de fonctionnement inadaptés des adultes tout en demeurant une approche centrée sur le court terme et les résultats. Lorsqu’on a l’impression que nos vieilles blessures nous empêchent d’avancer, on peut trouver dans cet ouvrage des outils précieux pour se comprendre et avancer.

 

Le cinquième titre proposé est Transitions de vie. Comment s’adapter aux tournants de notre existence écrit par W. Bridges  et publié en 2014 chez InterÉditions.

Transitions de vie est le premier livre à explorer de façon détaillée les mécanismes de l’adaptation au changement. Face aux changements inéluctables de l’existence, l’ouvrage accompagne le lecteur étape par étape dans le processus de réorientation. Tout processus de transition suit trois phases: – la reconnaissance profonde d’une fin – la zone neutre: temps de la réorientation, souvent difficile à vivre, c’est un temps essentiel à vivre, une étape nécessaire – le renouveau ou nouveau commencement.

 

Le sixième titre proposé est «Imparfaits, libres et heureux. Pratique de l’estime de soi» écrit par C. André et publié en 2016 aux Éditions Odile Jacob.

Ne plus se soucier de l’effet que l’on fait sur les autres. Agir sans craindre ni l’échec ni le jugement. Ne plus trembler à l’idée du rejet. Et trouver tranquillement sa place au milieu des autres. Ce livre va vous aider à avancer sur le chemin de l’estime de soi, à la construire, la réparer, la protéger. Il va vous aider à vous accepter et à vous aimer, même imparfait. Non pour vous résigner, mais pour mieux évoluer. Pour être enfin vous-même, imparfait, mais libre et heureux…

Le septième titre est «Être bien dans sa peau-Traitement éprouvé cliniquement pour vaincre la dépression, l’anxiété et les troubles de l’humeur» écrit par  David D. Burns (2008).

Ce livre nous initie aux principes de la thérapie cognitive, suivant laquelle nous apprenons qu’en changeant notre manière de penser nous pouvons modifier notre humeur. Dans un langage clair et simple, un éminent psychiatre américain esquisse à grands traits un programme systématique de maîtrise des distorsions de la pensée qui conduisent au pessimisme, à la léthargie, au stress, à l’anxiété, à la perte du respect de soi. Découvrez comment : · Identifier les facteurs ayant une influence sur l’humeur; · Réagir face à l’hostilité et la critique; · Se débarrasser des sentiments de culpabilité; · Surmonter la dépendance à l’égard du besoin d’approbation; · Augmenter le respect de soi; · Gérer le stress de la vie quotidienne et l’anxiété; · Se sentir bien, tous les jours…

Bonne lecture!